Déchets d’équipements électriques et électroniques, un potentiel encore négligé

Déchets d’équipements électriques et électroniques, un potentiel encore négligé

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Depuis quelques années maintenant, le monde les a découvert. Ils sont partout autour de nous et nous rendent d’énormes services, à tel point qu’on ne peut plus s’en passer. Je parle des appareils électriques et électroniques, les smartphones, les télévisions, les réfrigérateurs, les ordinateurs… Le consommateur lambda n’a pas vraiment le temps de se soucier de certaines questions pourtant essentielles, comme, par exemple : comment sont-ils produits ? Où vont-ils après nos usages domestiques ? Quel danger représentent-ils pour l’environnement ? Quel potentiel économique représentent leurs déchets ?

Smartphone usagé
Crédit photo: flickr.com

Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (désignés par les sigles DEEE ou D3E), pullulent chaque jour dans notre environnement immédiat. La course aux équipements les plus sophistiqués et la réduction volontaire du cycle de vie des ces outils technologiques par leur fabricants (phénomène appelé obsolescence programmée, qui permet de vendre plus d’appareils) ne sont pas faits pour arranger les choses… A titre d’illustration, en 2015, sur la planète, une personne sur trois possédait au moins un smartphone. Le nombre d’utilisateurs de smartphones a aujourd’hui atteint les 2,1 milliards selon le cabinet Strategy Analytics, soit plus de 35% de la population mondiale. Les grandes firmes de production se frottent les mains. La concurrence pour vendre toujours plus cher de petits bijoux de technologie bat son plein à un rythme effréné. L’exemple des smartphones n’est que la partie émergée de l’iceberg…  Mais le problème dans tout ça ce sont les DEEE.

Si dans les pays développés, le système de récupération des DEEE commence à être bien géré, en revanche dans les pays en voie de développement la situation est très différente. En Afrique, ces déchets représentent un réel problème, surtout avec leur accroissement dû à l’accès facile des populations aux nouvelles technologies. Dans certains pays, il suffit de lever la tête pour en voir partout ! Ces déchets s’accumulent avec d’autres types de déchets dans des décharges à ciel ouvert dans les grandes agglomérations et les bidonvilles. Les risques de pollution par les métaux rares contenus dans nos gadgets sont plus que présents.

Les problèmes des gouvernants sont ailleurs semble-t-il. Comment s’accrocher au pouvoir pour les vingt prochaines années ? Pour le reste, Dieu décidera.

En Côte d’Ivoire, un opérateur global de télécommunications a lancé, en 2014, une phase pilote de collecte de téléphones usagés pendant 3 mois, avec un objectif attendu de 40 tonnes de déchets. A la fin de cette phase de 3 mois, la collecte fut finalement de 70 tonnes de téléphones et d’équipements électroniques usagers. Cette donnée constitue l’un des rares exemples pour le secteur de la réalité des quantités de déchets électriques et électroniques.

Que faisons-nous de cette opportunité ?

La quantité importante de DEEE est une réalité, il suffit d’ouvrir les yeux pour la voir. Le problème c’est qu’il existe très peu de structures officielles en charge de la collecte spécifique des DEEE en Afrique. Pas de collecte spécifique ni de traitement spécifique pour les DEEE. Souvent, ces déchets sont récupérés, recyclés et réutilisés de façon artisanale par de petits réparateurs. Pour la grande majorité, on s’en débarrasse purement et simplement dans des coins de rues ou dans des espaces non habités.

« A Libreville, c’est dans les ruisseaux qu’on jette les vieux téléviseurs, ordinateurs, réfrigérateurs, etc. », m’expliquait un ami gabonais. Cela se constate un peu partout dans nos pays en voie de développement.

Mais quelques rares acteurs ont déjà senti le filon et se sont lancés dans la récupération et le recyclage d’objets divers. Des mini-filières tentent en effet de se mettre en place un peu partout. Plusieurs Fab Labs* en Afrique expérimentent la technique, mais cela reste encore trop marginal. Personne ne ferra notre beurre et notre miel à notre place, mettons donc la main à la pâte !

Suite…

*Fab Labs « fabrication laboratory »

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Jallaski

Jallaski

Je suis Jacques KIRIOUA, de nationalité ivoirienne. Spécialiste en agriculture durable, foresterie et environnement, je suis un web bloguer amoureux des TIC et de l’écriture. J'ai découverts le blogging en 2010 avec une aventure d'écriture lancée par avenue225 et depuis, je suis devenu accroc. J'appartiens à la famille Mondoblog depuis 2016. Au plaisir d'avoir vos suggestions pour l'amélioration de mon blog!

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